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Travaux de l’AEC sur la protection de la conscience

29 March 2021
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Le besoin de protection de la conscience devient encore plus urgent. Le gouvernement apporte des changements radicaux à l'aide médicale à mourir (AMD) cette année. Cette question a été au premier plan des efforts de l'AEC à Ottawa en 2020 et au début de cette année. Le projet de loi C-7 propose d’élargir l'euthanasie de manière à inclure les personnes qui ne sont pas en train de mourir mais qui vivent avec un handicap et même aux personnes souffrant uniquement de maladie mentale. Les prochaines conversations parlementaires sur ce sujet porteront sur la question de savoir si les mineurs matures devraient être admissibles à l'euthanasie.

Personne ne devrait être contraint d'aider à provoquer la mort d'une autre personne contre ses convictions profondes. La protection de la conscience est essentielle et c'est pourquoi l'AEC travaille dur pour que ce besoin soit satisfait.

Même le personnel médical qui ne s'oppose pas à toute euthanasie peut estimer qu'il ne peut pas mettre fin à la vie d'un patient qui a encore des décennies à vivre, ou dont la demande est motivée par le désespoir face à des conditions de vie inadéquates ou au manque de soutien. Des reportages font état de Canadiens handicapés qui envisagent une mort accélérée en raison de besoins financiers.

Cet hiver, des médecins ont expliqué au comité sénatorial chargé d'étudier le projet de loi C-7 pourquoi ils ne pouvaient pas participer à la fin de la vie d'un patient. La Dre Sephora Tang a expliqué que son travail de psychiatre consiste à aider ses patients à tenir bon lorsqu'ils sont désespérés. 

« Mes patients ont besoin de voir que je reste ferme pour leur donner de l'espoir, que je ne vais pas les abandonner même si, dans un moment de désespoir, ils veulent mettre fin à leur vie, a-t-elle déclaré. Ils doivent venir me voir et avoir la garantie que je ne serai pas complice de leurs pulsions suicidaires et de leur désespoir, car mon travail de psychiatre est de leur donner de l'espoir quand ils ont perdu tout espoir. »  

La Dre Tang a également décrit la pression exercée sur les médecins pour qu'ils participent : « À l'heure actuelle, en Ontario, si un patient demande une aide médicale à mourir, l'Ordre [des médecins et chirurgiens de l'Ontario] s'attend à ce que je fasse une référence obligatoire à quelqu'un qui serait en mesure de fournir ce service..... Si je ne me conforme pas à cette exigence de l'Ordre, je pourrais être sanctionné pour cette décision. La sanction la plus sévère pourrait être le retrait de ma licence. » 

« Il est très difficile de prévenir le suicide quand on vous demande de le faciliter », a-t-elle ajouté. 
Le Sénat a voté contre l'ajout d'une protection claire et spécifique de la conscience au projet de loi C-7 et a plutôt voté pour l'élargissement de l’aide médicale à mourir afin de permettre l'euthanasie pour les Canadiens souffrant uniquement de maladies mentales. Avec l'expansion de l’AMM, il devient encore plus important d'établir une protection de la conscience forte et claire. L'AEC est intervenu auprès du gouvernement sur cette question à chaque occasion. 

Nous reconnaissons également les répercussions qu’un manque de protection de la conscience peut avoir sur tous les Canadiens. Prenons l'exemple d'un étudiant qui s'inscrit à l'école de médecine, mais que l'examen d'entrée élimine les étudiants pro-vie, ou d'un travailleur paramédical qui doit être présent lorsqu'un médecin met fin à la vie d'un patient à son domicile. 

Obliger les médecins et d'autres personnes à participer à l’AMM crée un environnement empoisonné qui réduit la qualité des soins offerts aux patients. Les médecins, y compris les médecins de soins palliatifs, ressentent une pression intense pour participer à l'euthanasie contre leur conscience ou leurs convictions profondes. 

Plus de 1 300 médecins ont signé une déclaration affirmant qu'ils ne veulent pas mettre fin à la vie des patients dont ils ont la charge. Des milliers de Canadiens ont répondu à l'appel de l'AEC et des autres organisations actives sur cette question pour interagir avec leurs députés et sénateurs. 

Nous pouvons maintenir à la fois des soins de haute qualité pour les patients et la protection des croyances profondes des professionnels de la santé au Canada. L'AEC et nos partenaires sur cette question parlent avec et pour ce groupe de travailleurs de la santé très dévoués. L'AEC est également membre de la Coalition pour les soins de santé et la conscience, et une partie de notre travail sur cette question s'est faite sous cette égide, en militant en faveur de la protection de la conscience à l’échelle du pays. 

Ce que vous pouvez faire 

  • Visitez www.CanadiansForConscience.ca pour envoyer rapidement et facilement un courriel à votre représentant au gouvernement, lui demandant de veiller à la protection de la conscience.
  • Suivez le déroulement de cette affaire et d'autres sujets sur le site www.TheEFC.ca/Conscience.
  • Regardez le webinaire que nous avons organisé sur cette question à l'adresse www.TheEFC.ca/Webinars.

Author: De « Canada Watch » avril-mai 2021